
Créée en 1994, la Journée des Chemins a été conçue pour donner à l'opinion publique, aux élus, aux collectivités locales et aux pouvoirs publics une image des loisirs verts motorisés plus conforme à la réalité.
Elle a toujours un fort succès médiatique parce qu'elle affiche un objectif noble : la défense d'un patrimoine inestimable, celui des chemins.
Progressivement, au fil des années, elle a démontré qu'elle était une manifestation de grande ampleur, novatrice, originale et unique.
Elle a permis parallèlement de dédramatiser nos activités qui, diabolisées par les écologistes, étaient présentées comme des vecteurs de dégradations, de pollutions et de nuisances en prouvant au contraire qu'elles constituaient un besoin pour les citadins et un art de vivre pour les ruraux.
Et en prime, cette Journée des Chemins, fer de lance de l'action du Codever, a pu faire passer des messages essentiels, notamment en ce qui concerne l'impact économique en milieu rural, voire une réelle protection de l'environnement.
Enfin, elle a révélé aux médias, aux professionnels et à l'opinion, l'esprit réel des pratiquants.
Dès ses débuts, et en raison de ses objectifs nobles, la Journée des Chemins s'est attirée la sympathie non seulement de la presse spécialisée auto/moto mais aussi et surtout de la "grande" presse : quotidiens régionaux et nationaux, radios périphériques, news, télévisions. Il n'y a pas eu une seule année où nous n'ayons pas bénéficié d'un journal de 20h00 ou de 13h00. Même l'année de la déclaration de guerre du Kosovo, la Journée des Chemins faisait l'objet d'un sujet dans l'émission Turbo de M6. Sur TF1, Claire Chazal traite régulièrement de cette Journée depuis 4 ans d'affilée. Citons encore la "Une" du Figaro en mars 2000.
Parallèlement, en devenant naturellement pluridisciplinaire, la Journée des Chemins a progressivement fabriqué le ciment qui lie aujourd'hui les quatquatreux, les motards, les quadeurs. Et elle a permis de tisser des liens avec d'autres disciplines comme le VTT, la rando équestre, la chasse ou la pêche.
Mais aujourd'hui, le contexte ambiant a changé du tout au tout. Le tissu de plus en plus épais (et opaque) des lois et des réglementations, la mise en place arbitraire et contestable de Natura 2000, hypothèquent à court terme notre mode de vie rurale.
Pire, les " battues aux motorisées " mises en place pendant les années 2004 et 2005 dans la plupart des départements, par les agents de l'ONF, l'ONCFS, les Brigades Vertes, les agents des PNR et la gendarmerie nationale, à grand renfort d'hommes et matériels (4x4, motos, hélicoptères) et ce sous la houlette des préfets, marque la dérive profonde qui traduit aujourd'hui la démarche des politiques et des fonctionnaires !
Et pour couronner le tout, la signature de la circulaire Olin, le 6 septembre dernier, qui entend parquer les randonneurs motorisés sur de pauvres itinéraires goudronnés. La parution de cette note a lancé une campagne de dénigrement systématique des loisirs motorisés.
La situation est inacceptable et nécessite dorénavant une réplique franche et déterminée ne revêtant aucune ambiguïté.
Car c'est bien d'action revendicative dont il s'agit aujourd'hui pour défendre la liberté publique de circuler, fondement d'une vraie démocratie.
Pour cette édition 2006, la Journée des Chemins doit donc afficher clairement un aspect revendicatif fort : pétition, minute de silence devant une mairie réfractaire ou une préfecture, remise d'une lettre ouverte au siège départemental de l'ONF, des Brigades Vertes, de l'ONCFS voire d'un PNR.
Les clubs ou organisateurs de chantiers pouvant compter sur un grand nombre de participants peuvent aussi envisager des opérations de plus grande envergure comme des manifestations. Sachant qu'il suffit d'être une cinquantaine de personnes avec des banderoles pour faire parler de soi en convoquant la presse locale et même la télé…
Bien entendu, ceux qui souhaitent persévérer dans la voie habituelle (chantiers de débroussaillage) peuvent le faire, mais ils doivent s'assurer que les chemins ouverts à cette occasion ne leur seront pas interdits par la suite… de même, ils doivent en profiter pour faire passer les messages : assez d'intolérance, partageons les chemins etc.
Dans tous les cas, il faut mettre en avant la réalité et le coté positif des travaux qui ont été effectués à chaque édition.
Bon courage à tous.
Signer la pétition en ligne, si vous ne l'avez pas encore signé !
Un listing non exhaustif des chantiers
Ecrire au CODEVER:: Codever, BP5262, 20502 AJACCIO CEDEX 05.
Tél : 05 53 09 89 04 - Mail: secretariat@codever.asso.fr
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