Essai TOYOTA HDJ 80 : Entre raid et Réalité... par mecano le 21/05/2009

Essai TOYOTA HDJ 80 : Entre raid et Réalité... Essai 4X4 Rétro Depuis son lancement, en 1990, le TOYOTA HDJ 80 n’a cessé de parcourir les pistes du Monde Entier... Dans le contexte : Pour replacer l’histoire du HDJ 80, il faut se souvenir de son célèbre prédécesseur : le HJ 61 LAND CRUISER. Celui-ci avait ouvert la porte aux raideurs de tout poil grâce à une robustesse légendaire, mais aussi une capacité de chargement inégalée à l’époque. TOYOTA ne pouvait donc pas se planter en lançant le HDJ 80.

Le passage au HDJ se fait au-delà des modifications esthétiques, par un remaniement moteur, développé sur la base du valeureux 6 cylindres pour atteindre 167 CV puis 170 CV. La transmission désormais permanente s’accompagne de 3 blocages de différentiels, un central, un avant et un arrière. La suspension à lames (HJ 61) a été très avantageusement remplacée par des ressorts hélicoïdaux.

Imposant, mais pas trop... Ces dimensions sont généreuses, 4,84 x 1,97 m par contre la hauteur hors tout reste contenue à 1,89 m, juste de quoi permettre l’accès au parking. Imposant, mais discret, pas d’équipement ostentatoire, effet mastodonte (poids à vide 2,3 T) par ses ailes élargies, il reste doux avec ses rondeurs d’ensemble. GX, VX, VXV, VXE ?? L’arrivée en 1990 positionne ce vaisseau amiral sur plusieurs segments, à la fois 4X4 d’exception performant sur piste, franchisseur invétéré, avaleur de kilomètres routier, mais également familial confortable richement équipé. La clarté à son bord est très plaisante. Dû à la large surface vitrée, possibilité de monter à 8 à son bord (versions VX-VXV) Il fait préciser que le coffre perd une bonne partie de son volume quand on circule dans cette configuration.

Version GX, de base, la plus dépouillée, souvent préparée pour le franchissement ou le raid. La VX profite de la climatisation, des sièges velours avec réglage électriques des lombaires, une troisième banquette, des jantes larges ainsi que des extensions d’ailes, boite automatique en option, etc... La VXV, voit l’ajout de l’intérieur cuir, siège avant à commande électrique, le différentiel central se voit doté d’un visco-coupleur qui apporte une meilleure répartition de la motricité entre les ponts, et le freinage adopte l’ABS. L’année 1995 marque l’arrivée d’un nouveau moteur 24 soupapes développant 170 CV, du coup la consommation chute de 2L / 100 Km. Regret pour les puristes : le treuil mécanique disparaît cette même année.

En 1996, remaniements des versions, la VX disparaît du catalogue TOYOTA, la VXV perds ses sièges avant à commande électrique. La version VXE apparaît et se dote d’une finition haut de gamme : intérieur cuir, double airbag, sièges avant électrique, etc... ESSAI TT du TOYOTA HDJ 80 Nous avons choisi un terrain assez particulier pour tester le HDJ 80 VX (option treuil) en franchissement. Surnommé“ le champ aux milles bosses” ,je pense que c’est assez explicite pour vous passer les détails. L’évolution en tout terrain se fait donc en première courte, moteur au ralenti. Pas besoin de montée en régime, le couple moteur suffit largement à “passer” les mini-buttes les une après les autres.

La suspension est sans nul doute un excellent modèle de compromis entre souplesse et extension. Dans les croisements extrêmes, il faut faire appel aux blocages central et AR. L’engagement du blocage avant ne se fera que dans les cas extrêmes, de préférence en ligne droite à moins d’être dans le « gras ».

Pendant l’évolution tout terrain, une espèce d’ancre de Marine raccroche souvent en dessous du 4x4, c’est la roue de secours ! Effectivement, si celle-ci ne pas gênante lors de traversée du désert, elle devient (très) pénalisante lors de passages en trial ou de montées importantes. A surveiller aussi la prise électrique de remorque (mal placée). Il faudra la re-fixer après notre essai ! Quels pneus pour le HDJ 80 ? L’offre sur le marché étant large actuellement, on s’aperçoit que des pneus mixtes sont suffisant pour obtenir un compromis maximum, tout en ayant de bons résultats en TT. La répartition des masses sur les deux essieux paraît idéale. Notre essai a été réalisé véhicule non chargé, donc avec peu de poids sur l’essieu AR, malgré tout le TOY c’est très bien sorti de toutes les situations, preuve s’il en est que la motricité est excellente !

Arbres à cames, soupapes...le point sur les 3 moteurs du TOYOTA HDJ 80 Oubliez tout de suite le 6 cylindres en ligne essence de 4.5 Litres développant 205 CV ! Accouplé à une boite automatique, la conso « tourne » entre 18 et 20 litres/ 100 km. Autant dire que cette version n’a pas séduit la clientèle de l’hexagone. La polémique est surtout entre le 12 et le 24 soupapes Diesel. Certains préfèrent le 12 soupapes qui bénéficie d’un couple plus élevé à bas régime, mais sont plus difficile à trouver en occasion avec un kilométrage raisonnable. Avec une cylindrée inchangée de 4 164 cm3, le 12 S voit sa puissance passée de 167 CV à 160 CV en 1995, en raisons de nouvelles normes antipollution de l’époque. En 1996, le bloc moteur passe en 24 S, la puissance grimpe alors à 170 CV au détriment du couple certes plus important mais surtout plus haut perché. La consommation tombe du coup aux environs de 13 Litres. Mais ce moteur, changeant de normes anti-pollution, reçoit le système EGR.

Les deux moteurs diesel ont réputation de robustesse mais demandent un entretien sérieux, « amateurs de bidouille s’abstenir ». Sachez enfin que le remplacement des injecteurs s’impose aux environs de 100 000 km. Une opération onéreuse mais indispensable à la vie du moteur ! Comptez environ 1500 Euros de facture. La puissance du 24S (170 CV) permet de bonnes envolées sur autoroute. Attention, ce n’est pas du tout l’avis de la chaîne cinématique qui n’apprécie guère un rythme soutenu sur plusieurs centaines de kilomètres. Petite info : si votre choix ce fait sur un modèle 24S, il est toujours possible de lui redonner du couple à bas régime. Il suffit d’optimiser l’échappement et d’apporter une modification relativement simple sur la pompe d’injection.

TOYOTA HDJ 80...La bonne occase ? Nul doute que le HDJ est un véhicule attachant pour bons nombres de raisons citées plus haut, mais avant de s’enflammer sur l’acquisition d’un tel modèle, quelques règles doivent être respectées.

Conseils : Eviter l’achat à tout prix, même si ces 4X4 ont « la côte », prenez votre temps. Inspecter le carnet d’entretien ainsi que les factures. Le suivi est primordial sur ce genre de véhicule. Privilégiez un TOY à fort kilométrage plutôt qu’un aux multiples propriétaires. Coté corrosion, la série 8 n’est pas épargnée. Attaquée souvent au niveau du hayon et entourages de vitres, ces remises en état vont gréver rapidement la facture . Le train avant étant le seul véritable point faible, il faut s’assurer que l’arbre de transmission avant n’a pas plus d’un quart de tour de jeu en rotation, au-delà la réparation devient impossible. Faites un essai sur route à basse vitesse en courtes sur quelques mètres en braquant les roues de droite à gauche, écouter les craquements suspects, c’est peut-être les cardans avant ( joint homocinétiques ) qui sont « au bout ».

Prenez soin aussi de vérifier le bon fonctionnement du treuil mécanique, si celui-ci en est équipé. Les pièces détachées Toyota ne sont, en général pas données, redoublez de vigilance.

-La courroie de distribution est à remplacer tous les 100 000 km
- Vidange moteur : 5000 km
- Vidange boite et pont : 15 000 km